Femmes peintres du Hazaribagh, Deidi von Schaewen à l’ENSAPM

19.10.2016

Une tradition multimillénaire est en train de s’éteindre peu à peu, dans l’indifférence générale. Celles des murs peints par les femmes des tribus du Hazaribagh, un district en Inde dont le nom signifie « mille jardins ».

 

Inlassablement, mousson après mousson, elles repeignent les murs des maisons des villages, à partir de pigments naturels, longuement travaillés avant d’être appliqués. Les scènes colorées sont élaborées pour les fêtes d’après la moisson. Les chefs d’œuvre en noir et blanc sont réservés aux mariages, la mère de la jeune épouse décore elle-même la chambre où la mariée passera sa première nuit avec son mari.L’extension des mines d’or et de charbon crée une véritable catastrophe écologique, menace le territoire des villages et les zones de ravitaillement. Il est de plus en plus difficile pour les habitants d’obtenir de quoi assurer leur subsistance et de perpétrer cette tradition ancestrale.

 

En 2009, la photographe Deidi von Schaewen découvre ces maisons peintes et rencontre alors Bulu Imam, le défenseur de ces femmes et de leur civilisation en Inde. Après son deuxième voyage en 2014, au cours duquel elle découvre que plus de la moitié des peintures ont disparu, elle décide d’apporter son aide en créant l’association « Femmes du Hazaribagh ». Les fonds recueillis permettent aux artistes de relancer ou poursuivre la tradition des maisons peintes.

 

Jusqu’au 26 novembre 2016, les murs de l’espace d’exposition de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris Malaquais ont eux-même été tapissés par ces photographies.
L’exposition est à découvrir à l’Espace Callot, 1 rue Jacques Callot 75006 Paris. (Entrée libre du lundi au vendredi de 10h à 20h30 et le samedi de 10h à 18h30).

 

 

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