Carnet de route au Myanmar #01 : Les ombrelles de Pathein

23.09.2016

Dans ses carnets de route au Myanmar, Caro nous raconte son voyage au coeur de l’artisanat Birman.
Aujourd’hui, c’est à Pathein que nous nous arrêtons pour découvrir la fabrication des ombrelles.

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Pathein est la sixième ville la plus peuplée de Birmanie. Son nom est dérivé de Pathi, mot birman pour « musulman », du fait de son importante population de marchands arabes et indiens. Elle est réputée dans toute la Birmanie pour sa production d’ombrelles, dont elle a quasiment le monopole. Les ombrelles servent aux moines et aux nonnes mais aussi à la décoration des maisons locales : parasol, luminaire,…

 

Pathein n’était pas vraiment l’une des étapes du voyage. Nous revenions de Chaungta beach et Pathein était notre correspondance pour rejoindre Mandalay. Quatre heures à tuer. Assises dans un petit restaurant face à l’arrêt de bus, nous avons sympathisé avec les propriétaires qui nous ont proposé de nous emmener voir ce que nous voulions. Nous avions entendu parler de ces fameuses fabriques d’ombrelles et nous avions très envie d’en visiter, par chance un amis de l’un des hommes en possédait une et nous y a conduit.
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La fabrique d’ombrelles où nous sommes arrivées était composée de plusieurs hangars ouverts. C’était immense et très coloré. Tous les tissus, les peintures, le bois, étaient entreposés à l’intérieur et chacun travaillait dans son coin, à l’ombre. Dans la cour centrale étaient exposées les plus grandes ombrelles (près d’1m80 de diamètre). Il y avait une odeur très forte… bien que la fabrication était artisanale, les colles et les peintures n’en étaient pas moins très chimiques !

 

Il s’agit d’une entreprise familiale dans laquelle chaque homme, femme, enfant, a sa tâche bien définie dans le processus de fabrication. Suivant leur envergure, les ombrelles nécessitent entre 1 et 5 jours de travail.
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Ici, les manches des ombrelles sont sculptés et polis au tour à bois. Chaque pièce est faite séparément puis collée à l’ensemble.
Une fois la totalité de la structure en bois assemblée, c’est-à-dire le manche et les baleines, il faut y ajouter le mécanisme de déploiement de l’ombrelle. Il s’agit d’une structure très fine faite de bambou tissé. Plus l’ombrelle est grande, plus ce tissage est impressionnant.
Ensuite, le tissu (soie ou coton) est tendu sur les baleines puis peint à la main, ombrelle déployée.
Les femmes, assignées aux travaux les plus minutieux, collent les rebords du tissu afin de constituer un ourlet de finition propre. Pour plus de précision, la colle est appliquée à même les doigts. Il existe 5 ou 6 motifs types, souvent fleuris, réalisés de façon arbitraire sur les ombrelles, ne suivant que quelques arcs tracés comme repères. Ainsi, chaque modèle est unique.
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Nous somme revenues avec une ombrelle de petite taille que nous avons payé 5 000 Kyat soit 3,76 € (contre 30 000 Kyat dans les magasins). L’entreprise, située en dehors des circuits touristiques, n’était pas habituée à recevoir du public. Ils ne vendent donc pas au détail mais exportent leur fabrication dans toute la Birmanie.

 

Rendez-vous dans deux semaines pour découvrir le deuxième arrêt du voyage !

 

Caro.

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